L'insigne (Mon) de l'ASMonaco Aïkido est le symbole traditionnel japonais des neuf diamants (Kokonotsu bishi), aux couleurs de la Principauté.

Les diamants rappellent le fuselé d'argents et de gueules (le damier blanc et rouge en héraldique) de l'écu (bouclier) des armoiries de Monaco.

Les neuf diamants représentent les neuf fondations de l'Aïkido selon Tamura sensei (Aïkido, Marseille, 1986) : shisei, la posture ; kokyu, le souffle ; kamae, la garde ; ma ai, la distance ; irimi tenkan, entrer dans le corps et changer de direction (à l'instar du couple ura omote, nous regroupons ici irimi et tenkan ; dans Aïkido, Tamura sensei écrit : "Du fait de votre rotation, vous avez changé soit de place, soit d'orientation. Tout changement d'état ou de position est tenkan. C'est pourquoi irimi-tenkan sont l'endroit et l'envers d'une même chose.") ; ura omote, l'envers et l'endroit ; tai sabaki, le déplacement du corps qui permet de rétablir la situation à son avantage ; Atemi, la frappe ; kokyu ryoku, la force de la respiration. À l'image des fondations, qui ensemble constituent l'Aïkido, les neuf diamants n'en forment qu'un.

Les joyaux rouges et blancs ont également une signification symbolique dans les Doka (Chants de la Voie) de Morihei Ueshiba : ils sont le flux et reflux de la marée, le "souffle du ciel et de la terre". Les posséder, c'est comprendre les règles cosmiques et pouvoir entrer en concordance avec l'énergie de l'univers.

 

ENTRER AU DOJO

 

Quand on entre au Dojo, on salue en direction du kamiza [l'autel shinto traditionnel, parfois remplacé par le portrait du Fondateur ou une calligraphie], qui est normalement à l'opposé de l'entrée.

 

 

MONTER SUR LE TAPIS ET EN SORTIR

 

Quand on monte sur le tapis ou qu'on en sort, on salue le kamiza. Si l'on monte sur le tapis alors que le cours a déjà commencé, on salue d'abord le Kamiza debout puis à genoux, puis l'enseignant.e, à genoux. On attend ensuite que l'enseignant.e nous invite, d'un signe de tête, à rejoindre le cours.

NETTOYAGE DU DOJO

Tou.tes les pratiquant.es participent au nettoyage du Dojo. Il doit être balayé avant chaque cours. Les premier.es arrivé.es sur le tapis commencent.

PRENDRE SOIN DE SOI ET DE SON ÉQUIPEMENT

Le respect de l'autre commence par le respect de soi.

"On portera un keiko gi propre de manière à ne pas indisposer ses partenaires. Les mains et les pieds doivent être propres et les ongles coupés court. Les pratiquants se dépouilleront de tout bijou, montre, etc." Nobuyoshi TAMURA, Étiquette et Transmission, Budo Éditions, 2008.

Si vous portez les cheveux longs, il est recommandé de les attacher.

Le maquillage peut tâcher le keiko gi du partenaire : il est recommandé de ne pas en porter.

 

 

LA POSITION SEIZA

 

Sur le tapis, quand on ne pratique pas, on se tient en position seiza, c'est-à-dire à genoux, les pieds allongés. Si vous avez mal aux genoux, vous pouvez vous mettre en tailleur, sauf pour le salut.

On ne doit jamais s'adosser au mur, ni allonger les jambes assis.

 

 

LE SALUT

 

Le cours s'ouvre et s'achève par un salut formel en deux temps, mené par l'enseignant.e. Pour le salut inital, on salue d'abord le kamiza puis l'enseignant.e ; pour le salut final, on salue d'abord l'enseignant.e puis le Fondateur. Quand on salue le kamiza, on pose les deux mains simultanément ; quand on salue l'enseignant.e (ou un.e autre pratiquant.e, on pose d'abord la gauche, puis la droite. Au début du cours, on dit : "onegai shimasu" ["s'il vous plait"] à l'enseignant.e ; à la fin du cours, on remercie avec : "domo arigato gozaimashita" [merci beaucoup].

SE COMPORTER SUR LE TAPIS

 

On essaie de parler le moins possible pour se concentrer sur la pratique.

On peut guider les partenaires, mais seuls les yudansha [ceinture noire] peuvent corriger.

Il est interdit de manger et de boire sur le tapis.

Il faut pratiquer dans l'harmonie et ne jamais perdre de vue qu'on est à l'étude.

 

COURS ADULTES

Christian | 3e dan Aïkikaï | Approche classique, style Nobuyoshi Tamura | Accent sur les armes

David | Approche transversale, fonctionnelle | Accent sur les armes

Francis | 4e dan Aïkikaï | Shidoin (Instructeur en chef) Aïkikaï | Approche classique, style Nobuyoshi Tamura

Jean-Pierre | 4e dan FEA | 3e dan Aïkikaï | CQP Arts Martiaux | Approche classique, style Aïkikaï / Christian Tissier

Rémy | 2e dan Aïkikaï | Fukushidoin (Instructeur adjoint) Aïkikaï | Approche classique, style Nobuyoshi Tamura

Assistants :

Marco | 3e dan Aïkikaï

Maxime | 4e dan FEA

Vincent | 2e dan Aïkikaï

Zoran | 3e dan Aïkikaï

COURS ENFANTS

Carole | 3e dan Aïkikaï | Approche classique

Assistant.es :

Krystyna | 3e dan Aïkikaï

 

L'Aïkido est une "voie" japonaise, c'est-à-dire, bien compris, le cheminement d'une vie. À ce titre, la voie n'a pas de destination, pas de raccourcis, pas d'étapes : tout ce qui compte, c'est le cheminement lui-même, sincère, débarrassé de toute volonté d'arriver quelque part. Une ceinture de couleur ou un nombre de barrettes n'ont donc aucune place dans le Budo si on les considère comme des finalités. La couleur d'une ceinture ou le nombre de dan ne renseigne d'ailleurs en rien sur un pratiquant : le moment de vérité, c'est le moment de la rencontre sur le tatami, celui de l'attaque, où tout ce qui est personnel disparaît et où l'Aïki, "la concordance avec l'énergie", se fait, impersonnellement. Dans ces circonstances, les grades n'ont aucune importance. En revanche, les passages de grades peuvent être une occasion sympathique dans la vie du Dojo.

À l'ASMonaco Aïkido, on considère le passage de grade comme le reflet du travail continu des pratiquant.es, de leur engagement sur une voie martiale. Ce n'est pas un examen ponctuel de la technique que l'on peut choisir de "tenter", que l'on peut réussir brillamment ou rater horriblement : ce n'est pas l'occasion de mesurer ses progrès, ou de se faire du bien à l'ego. La mesure, elle se prend à chaque fois que l'on est attaqué ; l'ego, il revient bien assez vite quand on ne pratique pas. En revanche, le passage de grade est un rite symbolique que l'on accomplit quand on est jugé prêt à le faire par ses enseignant.es. Passer un grade, ce n'est donc pas faire une performance pour réussir à atteindre un objectif. Passer un grade, c'est plutôt comme s'apercevoir, en chemin sur la voie, qu'on est passé sous un torii [portail traditionnel japonais], sans même l'avoir vu.

RECONNAISSANCE DES GRADES

L'ASMonaco Aïkido reconnaît tous les grades ainsi que tous les systèmes de grades (dan, menkyo).

LA RECONNAISSANCE AÏKIKAÏ FOUNDATION HOMBU DOJO

L’ASMonaco Aïkido bénéficie de la reconnaissance de l’Aïkikaï Foundation Hombu Dojo. À ce titre, et selon les status du Hombu Dojo, l'ASMonaco Aïkido est habilitée à faire passer des grades dan Aïkikaï jusqu'au troisième sous la supervision technique de son Shidoin [Instructeur en chef] et 4ème dan Aikikai, Francis Droitcourt. Les grades sont ensuite délivrés par le Doshu, le maître de la voie (titre héréditaire) et dirigeant de l'Aïkikaï.

 

PROGRESSER EN AÏKIDO.

Maître TAMURA disait que l'Aïkido est aussi simple et naturel que marcher.

 

Rafraîchissant, n'est-ce pas ! Et donc à portée de la plupart d'entre nous.

 

Cependant, quand on y regarde bien, cette apparente simplicité est le fruit d'un long apprentissage. Commencé au plus tôt et poursuivi sans relâche tout au long de notre vie. Adapté sans cesse à notre environnement et à nos capacités physiques. Il n'est donc pas étrange que cette mécanique de haute précision qu'est la marche nous soit devenue complètement naturelle, sans difficulté apparente. 

L'Aïkido est séduisant et il n'est pas rare qu'on se prenne au jeu d'une passion grandissante, avec des ambitions légitimes au regard d'un investissement personnel et d'une pratique assidue.

 

Pourtant, malgré ces dispositions favorables, la progression est parfois laborieuse, moins évidente qu’on imaginait, y compris pour les plus volontaires. 

L'Aïkido est un art. 

Même s'il fonctionne en occident sous le statut légal d'un sport, il comporte des objectifs d'une autre nature. En effet, faire plus vite ou plus fort n'est pas la clé pour accéder au grade supérieur. 

Les capacités sportives seules ne suffisent pas et il en va de même pour les dispositions intellectuelles et/ou spirituelles lorsque chacune joue dans son coin. Certains ont une attirance vers le physique, d'autres vers le cérébral - tous les goûts sont dans la nature. 

 

Le respect des équilibres influe sur notre état d’être qui lui-même impacte considérablement notre façon de faire. Bon gré, mal gré. C'est une évidence particulièrement décelable en Aïkido.

 

Le travail consiste à découvrir la subtilité de ces équilibres. Créer les conditions d'une nécessaire et fructueuse coordination entre le corps et le mental sans laquelle il n'existe pas d'Aïkido mais juste des techniques de contrainte et de projection.

 

De fait, l'Aïkido est l'expression de cette unité. Il propose un lien entre d’apparentes contradictions et révèle davantage les complémentarités que les antagonismes.

La direction du travail à suivre est devenue facilement identifiable grâce à nos défunts Grands Maîtres qui ont travaillé toute une vie pour défricher devant nous, avec nous, un chemin d'accès repérable sinon confortable.

Alors, si ce n'est pas déjà le cas, la confiance doit s'installer et rayonner.

 

Maître TAMURA nous a laissé un legs fantastique. Ses recommandations sont de travailler avec plaisir, dans le respect de chacun, de trouver sa place dans le Dojo et par extension au-delà du Dojo. Quels que soient son niveau et son expérience, il est important de conserver une âme de débutant.e, de découvreur. 

Revenir au début, recommencer ses gammes, est une fontaine de jouvence. Une éternelle seconde chance de retrouver ce qui nous aura peut-être échappé. En corollaire, la joie de mesurer le chemin parcouru est communicative, sereine et juste. 

L'Aïkido de TAMURA senseï est d'une clarté limpide en matière d'apprentissage. Tout est là sous nos yeux, l'étude des fondations, la cohérence du travail, l'esprit de la pratique et le partage de la sueur.

Alors puisque ainsi tout va pour le mieux, je souhaite à tous une bonne progression.

 

Francis DROITCOURT.

 

​"Nous ne devons plus nous battre ; il est terriblement dangereux de se battre. Nous devons éradiquer les conflits et la guerre de notre monde. Je suis né dans un milieu de politiciens, et j'ai appris très jeune à quel point les politiciens aimaient à polémiquer et à s'affronter. Une telle attitude n'amène à rien. Chacun d'entre nous doit purifier son coeur et amender ses pensées - si nous ne parvenons pas à le faire, le monde ne connaîtra jamais d'amélioration.

Je pense toujours de cette manière, et je fais le serment de travailler avec tous les peuples du monde pour que cela se réalise. Je n'ai pas d'élève. Dès le commencement, j'ai voulu être l'ami de tous. Chacun de vous est mon professeur. Si nous nous entraînons ensemble, ma mission sera validée."

Morihei Ueshiba

Suivant l'esprit du Fondateur, l'ASMonaco Aïkido refuse les scléroses politiciennes et le repli sur soi. Nous souhaitons être le lieu privilégié où tous les aïkidos (et aïkidokas) peuvent se rencontrer et apprendre à se connaître. C'est pourquoi nous sommes heureux de compter les ami.es et partenaires suivant.es, représentant presque tous les horizons de l'Aïkido français et mondial.

Aikikai Foundation | Hombu Dojo

Ecole Nationale d'Aïkido | Shumeikan de Bras

Eurasia Aïkido Organisation

International Aikido Federarion (IAF)

Fédération Européenne d'Aïkido (FEA)

Fédération Française d'Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires (FFAAA)

Fédération Française d'Aïkido et de Budo (FFAB)

Kishinkaï Aïkido

Meïwakan Aïkido

Mutokukaï

Shinburenseijuku Aïkido

 

ASMONACO AÏKIDO
ASSOCIATION SPORTIVE DE MONACO - OMNISPORTS
SECTION AÏKIDO
 

Stade Louis II, 7 av. des Castelans, 98000, MONACO

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